Comment garder un souvenir d’un proche qui est mort

DEUIL & SOUVENIR . CONSEILS

Comment garder un souvenir d'un proche qui est mort ?

Il n’y a pas de bonne façon de faire. Voici des pistes concrètes, par les sens, par les rituels et par les objets, pour garder une présence sans se figer dans le manque.

Par Agathe · Mis à jour en 2026

Comment garder un souvenir d'un proche qui est mort

Il n'existe pas une seule bonne manière

Certaines personnes ont besoin de parler, d’autres de toucher un objet, d’autres encore de créer un rituel régulier. Aucune de ces façons n’est plus « valable » qu’une autre. Le seul repère qui compte : ce qui apaise réellement, pas ce qu’on pense devoir faire.

Les souvenirs qui passent par les sens

Ce sont souvent les souvenirs les plus vifs, parce qu’ils contournent les mots :

  • Un enregistrement de sa voix, un message vocal gardé précieusement
  • Un parfum ou une odeur associée (son eau de toilette, l’odeur d’un pull)
  • Une écriture manuscrite : une carte, une recette, un mot griffonné
  • Une photo choisie avec soin, encadrée et visible au quotidien, plutôt que rangée dans un tiroir

Les rituels qui gardent une présence

Raconter une anecdote à voix haute au moment de l’anniversaire du décès, cuisiner sa recette préférée, allumer une bougie à une date précise, planter un arbre ou une fleur en sa mémoire : ces gestes répétés créent un espace régulier pour le souvenir, plutôt qu’un chagrin qui surgit sans prévenir.

Les objets tangibles à garder au quotidien

Les bijoux, montres et petits objets personnels se gardent facilement.

Les vêtements sont plus délicats : trop nombreux pour tous les garder, trop chargés de sens pour les jeter sans y penser. Beaucoup de familles choisissent d’en transformer un ou deux ( un pull, une chemise, une robe, etc.) en objet du quotidien : un coussin sur lequel reposer sa tête, un  un ours à tenir contre soi pendant les nuits difficiles, une couverture pour se blottir dans les jours les plus frais, etc. L’idée n’est pas de garder « tout », mais de garder une présence qu’on peut toucher, qui nous réconforte et nous aide dans les périodes difficiles. 

Mon conseil

Créer un espace dédié

Une boîte à souvenirs, une étagère, un petit coin dans une pièce : rassembler quelques objets choisis dans un même endroit évite qu’ils se dispersent ou se perdent, et donne un lieu concret où revenir quand on en ressent le besoin sans que le souvenir envahisse toute la maison.

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Ce que vous avez le droit de ressentir

Trier les affaires d’un proche décédé peut provoquer des émotions très contradictoires : du soulagement, de la tristesse, de la colère, parfois même de la culpabilité de se sentir soulagé(e). Tout cela est normal.

Il n’y a pas de bonne façon de faire son deuil, et il n’y a pas de bonne façon de s’occuper des affaires de quelqu’un qu’on aimait. Ce qui compte, c’est que la décision que vous prenez vous convienne à vous ! Pas à votre entourage, pas à une norme sociale imaginaire.

Si vous avez du mal à avancer seul(e) dans cette démarche, des professionnels comme les psychologues spécialisés en deuil, les associations de soutien ou les groupes de parole peuvent vous accompagner.

Questions fréquentes

Il n’y a pas de « meilleur » souvenir universel : le plus fort est souvent celui qui vous procure des souvenirs heureux plutôt qu’un objet neutre. Un vêtement, une voix enregistrée ou une photo choisie avec soin comptent en général plus que la quantité d’objets gardés.

Un vêtement porté longtemps peut être transformé en création souvenir : coussin, couverture, animal sous la forme d’une peluche, etc. 

Le tissu est découpé pour créer l’enveloppe de la création afin de garder une présence sans garder le vêtement entier.

Il n’existe pas de délai fixe.

Certaines personnes trient dans les semaines qui suivent, d’autres attendent plusieurs mois voire plusieurs années. Le seul repère utile est de trier quand on se sent prête, pas quand on pense devoir le faire.

Oui, tout à fait.

Garder beaucoup d’objets ne rend pas un souvenir plus fort. Beaucoup de familles trouvent plus apaisant de choisir quelques objets chargés de sens plutôt que de stocker des cartons entiers, sans que cela soit un manque de respect envers la personne décédée.

Confier les vêtements de votre proche à des mains qui savent les respecter

Un souvenir n’a pas besoin d’être immense pour être fort. Parfois, un seul objet, bien choisi, suffit à garder une présence tout près de soi.

des memory bear avec les habits d'un proche décédé

Depuis Longfossé, sur la Côte d’Opale, je transforme les vêtements et tissus qui comptent en objets que l’on garde vraiment : coussins, couverture, Memory Bear, etc. Si un vêtement mérite de continuer à exister près de vous, je suis là pour en parler, sans aucune obligation.